SOIRÉE MANDOLINE HYBRIDE | perspectives sur la diffusion en vidéo-danse

Inspirée d’un chapitre du livre de Douglas Rosenberg Screendance: Inscribing the Ephemeral Image, intitulé « curating the practice; the practice of curating », Mandoline Hybride a méticuleusement choisi les oeuvres de sa projection de vidéo-danses du 2 novembre prochain afin de mettre en lumière certains aspects du médium. À travers ces choix se manifeste un discours sur cette forme d’art. La collection de vidéo-danses présentée ce vendredi en est une qui répond à plusieurs désirs, dont celui de développer la discipline en questionnant les avenues qu’elle peut prendre.

On peut observer certaines tendances se dessiner dans les sphères professionnelles en ce qui a trait à la diffusion de la vidéo-danse. Plusieurs festivals opteront pour une équipe de programmation qui choisira « le meilleur de la vidéo-danse » en s’appuyant sur des critères objectifs qui guideront les choix subjectifs des membres d’un jury. Parmi ces critères se retrouveront souvent la qualité des oeuvres (à déterminer selon le goût du jour, l’époque et les critères de qualité du festival), mais aussi la notoriété, le parcours des films soumis et les prix qu’ils ont pu gagner auparavant. D’autres événements sont au contraire ouverts à toute la gamme de productions imaginable, peu importe le contenant, le contenu, le parcours de l’oeuvre. C’est le cas du Sao Carlos Videodance Festival qui accepte systématiquement toutes les soumissions de projets dans un esprit de démocratisation. Une troisième approche est celle de programmateurs qui suivront leur goût personnel et leur vision du médium afin de construire ce qu’ils considèrent comme la programmation la plus pertinente pour leur auditoire, celle qui leur permet de partager le mieux leur propre plaisir de la vidéo-danse.

Toutes ces avenues sont valables, mais il nous semble important de considérer ce qu’elles apportent au médium et comment elles sculptent le milieu de la diffusion en vidéo-danse.

Dans le cas de sa projection du 2 novembre prochain, Mandoline Hybride s’intéresse plutôt à faire émerger des questions et des réflexions sur le médium, plutôt qu’à présenter « le meilleur » ou « le plus démocratique » de la vidéo-danse. Sans regard au goût personnel de la Mandoline, ce sont les questions d’approche au mouvement et de choix esthétiques qui furent centrales dans la construction de cette soirée.

On y découvre une premier film ludique et coloré, humain et désinvolte, qui se trouve à être une courte-pointe d’idées de créateurs différents rassemblées en un seul projet final. S’en suivent 3 films jouant sur le noir et blanc; l’un dans une esthétique commerciale, pop et sportive; l’autre basé sur les qualités visuelles de l’image en mouvement, le cadrage et le montage; le dernier dans une approche très dansée et féminine où la lumière tient une place importante. Ces trois oeuvres exploitent de façons complètement opposées ce choix du noir et blanc dans leur composition visuelle, chorégraphique et narrative. On termine avec une pièce plus longue de 23 minutes à l’esthétique léchée, dans une histoire ambiguë et mystérieuse, oscillant entre narration et abstraction du mouvement, aux antipodes de l’oeuvre présentée en ouverture.

Cette brochette de courts-métrages affirme non seulement une variété de styles chorégraphiques en vidéo-danse, mais aussi un spectre d’esthétiques de réalisation et de choix de montage très large, soutenu par des approches contrastantes. Mandoline Hybride espère que sa sélection du 2 novembre puisse offrir un panorama (non exhaustif) pour les créateurs de ce médium hybride. Dans une optique éventuelle de définir les sous-catégories qui composent la vidéo-danse -au lieu de considérer cette dernière comme elle-même une sous-catégorie de la danse ou du cinéma- ces distinctions dans le spectre des approches en vidéo-danse deviennent des éléments-phares dans l’articulation du médium.

C’est avec plaisir que nous vous invitons donc à une soirée feutrée où se côtoieront la gastronomie du Bistro L’Arrêt de Bus, les délices visuels et kinesthésiques de la vidéo-danse et les moments improbables d’une performance dansée in situ!

  • Vendredi 2 novembre 2012
  • Bistro L’Arrêt de Bus
  • 4731 Ste-Catherine Est, Montréal
  • 20h00 /// contribution volontaire

AU MENU:

Jeux d’Automne (10min)

Film créé en collaboration avec 20 artistes, par Ximena Monroy, directrice du Festival Itinerante de Videodanza Agite y Sirva et Paulina Ruiz Carballido (Rucarba), productrice et collaboratrice artistique du festival.

PAUSE

Training Session (5min) // Christian Lalumière & Hélène Blackburn

Presque (7min) // Priscilla Guy

Errances (2min40) // Kyvy Le Duc  & Audrey Bergeron

PAUSE

Là bas, le lointain (23min) // Alan Lake

Mandoline Hybride vous convie à entrer dans l’univers de créateurs aux esthétiques contrastantes,  avec des approches au mouvement qui offrent toutes sortes de possibilités…!

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